« La première fois où je me suis senti quelqu’un, c’est sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. J’avais enfin un but, un but qui en fait n’allait être qu’une étape, mais ça, il fallait que je parcoure près de mille kilomètres afin de m’en apercevoir.

[…] Nous étions le 21 mai, je cuvais une bonne cuite de célibataire, et devant moi, la porte d’Espagne, le poids du sac, des chaussures de montagne trop petites. Je quittai Saint-Jean-Pied-de-Port, et relevai le défi de Compostelle, comme tant d’autres auparavant. »

J’ai toujours eu un profond respect pour le Camino de Santiago, ainsi que pour toute personne le parcourant. J’étais fier d’être là, avec eux. J’aurais préféré crever plutôt que de renoncer, et malgré nos divergences, je savais que nous aurions toujours ceci en commun. […] ceux qui n’y verront que blasphème, nous prierons pour eux. Éditions Séguier Paris, 06/2001

LE CHIEN DE SAINT-JACQUES (Presse/Internet)

« Un pèlerinage sans bâton, ni coquille, c’est ce qu’a fait le héros de cet ouvrage, et c’est ce qu’il raconte, sous la forme d’un carnet de route aux accents souvent inattendus : il faut dire que notre pèlerin est assez peu ordinaire ! Il se promène avec son chien, ce qui n’est pas très bien vu par les riverains du camino. Il a pour tout bagage une gourde emplie de rioja, ce qui n’est pas non plus pour arranger les choses… » L’Echo de l’ouest, 09/2001

« Curieux sujet pour un pèlerinage… Pourtant, l’auteur n’est pas le premier pèlerin à partir avec son chien. Ici, l’entreprise pose parfois quelques problèmes. En tout cas, elle donne au final un récit cocasse, un rien décalé où humour et audace du ton surprennent parfois, sans irrespect pour la bonne cause. » La Marche, 09/2001

« Qui a imaginé le chemin de Compostelle, à la lumière de lectures édifiantes, parcouru d’âmes pieuses plongées dans la contrition et l’espoir rédempteur, sera surpris. Sur la route de Compostelle, au long du petit millier de kilomètres unissant Roncevaux au tombeau de Saint Jacques, il y a pèlerin et pèlerin. Une foule disparate : des vieilles sans bagages qui se font suivre par leurs enfants en voiture, un type avec une cotte de mailles qui se prend pour Jacques de Molay, un gitan porteur d’une requête de la part de sa communauté, un curé qui se trimballe avec un ballon de football dédicacé par Ronaldo et un autre curé atrabilaire aux airs de Torquemada, un vététiste belge, des brésiliennes sales et plantureuses. Le héros n’est pas moins typé, avec ses souliers de marche trop petits et son chien qui chante, répondant au nom d’Elvis. […] On s’y bat, s’y insulte, on y danse et s’y accouple. “Le camino de Santiago, c’était la vie et rien d’autre.” Un roman picaresque, sinon blasphématoire. » La Tribune, 10/2001

« “Pèlerin de l’extrême” ; plutôt extrêmement obsédé… » http://www.compostelle.fr